Conflits d’intérêts : les candidats à la présidentielle rechignent à donner l’exemple


Paris, le 22 mars 2012 – A quelques semaines du premier tour des élections présidentielles, Transparence International France renforce son opération en faveur de la transparence de la vie politique française. Sur les sept candidats à la présidentielle s’étant prononcés en faveur de la publication de déclarations d’intérêts précises pour tous les élus, seuls Nicolas Dupont-Aignan et Eva Joly ont pour l’instant accepté de montrer l’exemple en rendant publique leur déclaration d’intérêts. Pour démontrer la réalité de leur engagement contre les conflits d’intérêts, les autres candidats doivent, eux aussi, publier sans attendre leur déclaration.

Dans le cadre de la campagne « Avec la transparence, la démocratie avance », Transparence International France avait appelé les candidats à l’élection présidentielle à rendre publique leur  déclaration d’intérêts avant le 18 mars[1]. Seuls deux candidats (Nicolas Dupont-Aignan et Eva Joly) ont pour l’instant répondu à notre appel. Corinne Lepage, qui n’a finalement pas obtenu les 500 parrainages, avait aussi publié sa déclaration.

Ils sont pourtant sept candidats sur dix à avoir, à ce jour, pris l’engagement de rendre obligatoire la publication par tous les élus de déclarations d’intérêts précises[2]. Cet engagement a été pris en réponse à l’une de nos 7 propositions pour renforcer la transparence et l’intégrité de la vie publique sur lesquelles seuls Nathalie Arthaud, Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy ne se sont pas encore prononcés.

En appelant les candidats signataires de nos propositions à publier leur déclaration d’intérêts, notre objectif est que les candidats montrent la réalité de leur engagement, sans attendre qu’une loi les y oblige. Trop souvent par le passé, les engagements des responsables politiques en sont en effet restés aux effets d’annonce.

La prévention des conflits d’intérêts doit devenir une priorité


Selon Daniel Lebègue, président de TI France, « il existe aujourd'hui dans la vie publique  de nombreuses situations de conflits d’intérêts, par exemple le cumul d’un mandat de parlementaire et d’une activité d’avocat d’affaires. Il est essentiel d’y mettre un terme afin de garantir que seul l’intérêt général est pris en compte par les décideurs publics et restaurer ainsi la confiance des citoyens envers les institutions et les acteurs publics. »

La publicité des déclarations d’intérêts des élus et des membres du gouvernement placerait ceux-ci dans la même situation que les membres de la Commission européenne, les ministres du Canada, du Royaume-Uni ou d’Australie. Le Sénat a d’ailleurs déjà annoncé que les déclarations d’intérêts des sénateurs seront rendues publiques. C’est une initiative que les candidats à la présidentielle doivent encourager en montrant eux-mêmes l’exemple.

Slate.fr prend le relai

Le site d’information Slate.fr va, d’ici le lancement de la campagne officielle le 9 avril prochain, enquêter sur chacun des 8 candidats à l’élection présidentielle manquant à l’appel de TI France, puis reconstituer leurs déclarations d’intérêts.

«Slate.fr suit avec une attention particulière les questions de transparence et de lutte contre les conflits d’intérêts dans la vie publique, qui sont des sujets sur lesquels la France est en retard par rapport aux Etats-Unis et au Royaume-Uni par exemple », explique Jean-Marie Colombani, Fondateur de Slate.fr.

Slate.fr s’engage ainsi à appuyer l’appel de TI France pour que les déclarations d’intérêts de l’ensemble des candidats soient rendues publiques, soit par eux-mêmes, soit après avoir été reconstituées par les journalistes du site.


>> La prévention des conflits d'intérêts : Questions & réponses



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A propos de Transparence International France

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A travers l’action de plus d’une centaine de sections affiliées réparties dans le monde entier, ainsi que de son secrétariat international basé à Berlin, en Allemagne, TI sensibilise l’opinion aux ravages de la corruption et travaille de concert avec les décideurs publics, le secteur privé et la société civile dans le but de la combattre.
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